Devenir styliste indépendant : tout savoir

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Comment devenir styliste indépendant ? Quelles études ou formations envisager pour devenir styliste à son compte ? Comment se lancer ?

Le stylisme est une discipline qui participe à la création et à la consolidation d’une identité de marque dans le secteur du textile. Le styliste, indépendant ou salarié, est le maître d’œuvre de chaque collection textile. Son rôle est de composer la tendance en termes de formes, de matières, de nuances…

Pour devenir styliste indépendant et réussir dans le milieu de la mode, un équilibre doit être trouvé entre contraintes du marché et créativité.

Ce métier attrayant est aussi très compétitif. Nombreux sont les candidats à y prétendre et peu sont ceux à réellement y accéder ou à en vivre.

Voyons comment devenir styliste indépendant et mettre toutes les chances de votre côté !

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Devenir styliste indépendant : quel cursus ?

Un styliste doit posséder des compétences précises en plus de sa créativité.

Travaillant avec un bureau de style, un modéliste, une équipe de couturiers, ou encore en collaboration avec le service marketing, le styliste doit maîtriser les aspects marketing, relationnels et techniques imposés par la profession. Le styliste indépendant ou “freelance” interviendra au service des marques pour des missions définies précisément à l’avance.

Voici des exemples de diplômes qui permettent d’accéder au métier de styliste, et d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer en tant que salarié ou indépendant :

  • Bac pro métiers de la mode (niveau Bac),
  • BTS design de mode, innovation textile, etc (Bac +2),
  • DMA, diplôme des métiers d’arts textiles (Bac +2),
  • DN MADE , diplôme national des métiers d’arts et du design, mention mode (Bac +3),
  • Licence professionnelle métiers de la mode, mode et technologie, etc (Bac +3),
  • DSAA (diplôme supérieur des arts appliqués) mode et environnement ou design option textile (Bac +4),
  • Diplôme de l’ENSAD (école nationale supérieure des arts décoratifs, qui est un signe d’excellence dans la profession) option design et matière (Bac +5).

Il existe en réalité de nombreuses écoles proposant des formations pour devenir styliste indépendant ou salarié, attention toutefois à ne pas vous lancer dans une démarche coûteuse sans vous assurer de la qualité de leur enseignement, et de la pertinence de votre projet…

Devenir styliste en autodidacte : possible ou pas ?

Oui, il est possible de devenir styliste indépendant sans formation, en autodidacte. Il existe de nombreux exemples. Il vous faudra cependant beaucoup d’audace et un concept efficace pour percer dans ce milieu où la concurrence est rude, et où l’on demande des “références”.

Rappelons que ce métier demande beaucoup de travail et de rigueur, il ne s’improvise pas. Vous devrez acquérir toutes les compétences de base, nécessaires pour être productif et crédible.

Voyons concrètement comment s’installer styliste indépendant.

Styliste indépendant : comment se lancer ? Les étapes.

Exercer la profession de styliste indépendant demande d’être multitâche. Vous allez devoir maîtriser aussi bien l’aspect financier, commercial, relationnel que marketing et créatif.

De manière générale, les étapes pour lancer votre activité ne diffèrent pas de celles d’une création d’entreprise traditionnelle, à savoir :

  1. travailler sur l’idée et le concept, jusqu’à vous créer une véritable identité,
  2. réaliser une étude de marché (cliquez pour accéder aux meilleures méthodes d’étude de marché),
  3. élaborer un business plan,
  4. si besoin, rechercher des financements,
  5. si besoin, trouver un local et signer un bail commercial,
  6. effectuer les démarches d’immatriculation auprès du CFE compétent, à savoir l’URSSAF si l’activité est libérale (prestations intellectuelles, design) ou bien la Chambre des Métiers et de l’Artisanat si l’activité comporte un volet artisanal (couture ou production en propre).

Définissez votre segment.

En tant que styliste indépendant, il va falloir déterminer quel segment vous envisagez :

  • prêt-à-porter,
  • haute-couture,
  • mode femme, homme, enfant,
  • accessoires de mode,
  • maroquinerie,
  • etc.

Ces choix orienteront vos décisions futures aussi bien en terme de création qu’au niveau communication et organisation.

Créez votre identité propre.

C’est le point crucial de votre démarche, celui qui vous permettra de vous différencier de vos concurrents. Le choix du nom et du logo auront leur importance. Protégez-vous en déposant vos créations phares, vos innovations textiles et votre logo auprès de l’INPI.

Mettez en place votre organisation.

Vous allez devoir jongler entre différentes tâches. Si vous embauchez, misez sur une équipe pluridisciplinaire efficace. Choisissez vos fournisseurs, collaborateurs et sous-traitants avec prudence. Demandez conseil à votre entourage pour toute prise de décision importante.

Concernant le local, réfléchissez bien au potentiel du lieu. Selon que vous installez un showroom, une boutique, un atelier ou un mix des trois, choisissez votre local avec grand soin et anticipez l’évolution de votre activité.

S’installer comme styliste indépendant : le statut juridique.

Si vous produisez vous-même (couture), vous relevez de l’artisanat. A noter alors l’obligation d’effectuer un stage de préparation à l’installation (cliquez pour en savoir plus) auprès de la Chambre des métiers et de l’artisanat. Dans le cas contraire, vous relevez de l’URSSAF pour la déclaration d’activité.

Différents statuts juridiques sont envisageables pour s’installer :

  • La micro-entreprise (ex régime auto-entrepreneur) : statut très simplifié qui peut être adapté pour le démarrage d’une petite activité :
    • pas de comptabilité mais obligation d’établir un suivi du chiffre d’affaires sur un “cahier de recettes”,
    • les montants de cotisations sociales correspondent à un pourcentage du chiffre d’affaires,
    • obligation d’avoir un compte bancaire dédié à l’activité,
    • à noter que ce statut juridique est soumis à des plafonds de chiffre d’affaires,
  • L’entreprise individuelle en nom propre (EI ou EIRL en cas de responsabilité limitée) : c’est un statut déconseillé car complexe en ce qui concerne le paiement des cotisations sociales,
  • L’EURL (SARL à associé unique) : c’est un statut qui peut se révéler bien adapté pour une activité en développement. Vous déterminez vous-même votre rémunération, qui sert de base pour le calcul des cotisations sociales,
  • La SASU : ce régime juridique permet d’être assimilé-salarié et donc d’éviter la Sécurité sociale pour les indépendants (ex RSI). C’est un statut très en vogue. A noter que WikiCréa propose la création de SASU en ligne à partir de 59 € : cliquez ici pour en savoir plus.

Des outils Excel pour gérer votre entreprise de stylisme de mode.

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