S’installer en tant que diététicien : étapes, réglementation

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Comment s’installer en tant que diététicien ou diététicienne ? Quelle est la réglementation pour ouvrir un cabinet de diététique libéral, quelles sont les conditions d’installation ? Peut-on exercer sans diplôme ? Peut-on en vivre ?

Définition : La diététique est la connaissance des pratiques alimentaires, de leur évolution et de leurs conséquences. Elle se caractérise par la prise en compte des aspects sociaux et culturels en matière d’alimentation. Elle vise à une alimentation saine et équilibrée (régime alimentaire adapté, hygiène alimentaire), dans un objectif de poids idéal et de bonne santé.

La diététique touche donc aux aliments, à leur cuisson, à leur digestion, à leur apport et à leur compatibilité avec l’individu et ses besoins.

Il existe en réalité différentes branches de la diététique :

  • la diététique occidentale « classique » vise principalement à l’équilibre des différentes formes de nutriments à absorber en fonction des caractéristiques de l’individu : protéines, glucides, lipides, etc
  • les formes de diététique alternatives reposent sur des visions et des méthodes différentes, par exemple la naturopathie, la diététique ayurvédique ou encore la médecine chinoise,
  • enfin la diététique commerciale s’adresse au grand public et vise principalement à vendre des livres, des produits ou des services autour d’un concept novateur ou d’une marque (méthode Dunkan, Weight Watchers, etc).

Définition : Le diététicien est un professionnel de santé non médecin, qui intervient dans le domaine de la nutrition. Il informe, éduque et conseille ses patients de tous âges en matière d’alimentation. Il aide à prévenir les problèmes liés à une mauvaise alimentation, par exemple en proposant des recettes ou des « régimes » adaptés, c’est-à-dire des programmes alimentaires personnalisés.

Le métier de diététicien, aussi appelé « conseiller en nutrition », est à ne pas confondre avec celui de nutritionniste, qui lui est médecin. Le médecin nutritionniste prend en charge les troubles et les maladies liés à l’alimentation : diabète, allergie alimentaire, intolérance, obésité, cholestérol, anorexie, problèmes de thyroïde ; il peut prescrire des analyses ou des traitements, contrairement au diététicien.

Voici tout ce qu’il faut savoir pour s’installer en tant que diététicien ou diététicienne à son compte, en cabinet ou chez soi.

Voir aussi notre article : Créer une entreprise de coaching.

La réglementation du métier de diététicien.

En France, la profession de diététicien est soumise aux dispositions du Code de la Santé publique : le diététicien est un professionnel du secteur de la santé, bien qu’il ne soit pas médecin.

Pour exercer le métier, créer son cabinet de diététicien ou exercer à son compte, il faut être en mesure de présenter un diplôme adapté, à savoir soit un BTS de diététique, soit un DUT de biologie appliquée option diététique (Bac + 2).

Le diététicien libéral étant considéré comme un professionnel de santé, il doit obligatoirement souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle.

D’autre part, le diététicien ou la diététicienne sont soumis à une obligation de formation continue, comme la plupart des professions de la santé.

Le marché de la diététique en France et les tendances.

Le marché français de la diététique est estimé à plus de 3,5 milliards d’euros en 2018. Le conseil en alimentation est en progression constante du fait des évolutions socio-démographiques et des changements de mode de vie : sédentarité, vieillissement, conscience alimentaire…

Plus de 10% des Français sont concernés par l’obésité, et environ un tiers de la population est en surpoids. 80% des femmes disent faire attention à leur alimentation en vue de stabiliser leur poids ou mincir. Mais la demande en matière de diététique ne concerne pas que le poids.

Voici les principaux segments de population concernés par la diététique :

  • nourrissons : équilibre et prévention des maladies,
  • enfants : bonne croissance, équilibre psychomoteur,
  • pré-adolescents et adolescents : habitudes alimentaires, amélioration des capacités cérébrales,
  • adultes : perte de poids, image, bien-être psychologique, protection du système immunitaire,
  • sportifs : poids et performance énergétique,
  • personnes allergiques ou fragilisées : équilibre alimentaire, bien-être,
  • personnes âgées : prévention des maladies cardiovasculaires, perte de masse musculaire, etc.

Le champ d’application de la diététique est donc particulièrement large.

Voici quelques-unes des tendances les plus récentes en matière de diététique :

  • Le développement des réseaux de franchise : Naturhouse, Nutimania, Méthode Meer, etc.
  • L’émergence de la nutrition connectée : applications smartphones,
  • Le développement de l’alimentation biologique, végétarienne ou sans gluten,
  • L’importance accordée au goût et au plaisir,
  • Le développement de la diététique sportive,
  • Le développement du « détox »,
  • La micro-nutrition et les nouveaux nutriments.

Les qualités indispensables pour exercer le métier de diététicien.

Les diététiciens qui génèrent des revenus suffisants sont ceux qui arrivent, par la qualité de leurs conseils et leur sens relationnel, à satisfaire leurs patients et à développer un bouche-à-oreilles suffisant. A noter que le diététicien se trouve en concurrence avec des nutritionnistes médecins qui bénéficieront d’une crédibilité supérieure.

Un bon diététicien doit développer de fortes qualités :

  • diplomatie et sensibilité,
  • patience et capacité d’écoute,
  • confiance en soi et capacité à mettre en confiance,
  • rigueur et technicité,
  • approche holistique : connaissance du corps humain, psychologie, etc.

Voici quelques conseils pour réussir son activité de diététicien :

  • développer expérience, crédibilité et notoriété en capitalisant sur des témoignages clients, en animant des conférences ou des émissions de radio…
  • développer une image « professionnelle » pour se distinguer de la concurrence directe des nutritionnistes,
  • soigner le relationnel client, afin d’enclencher le bouche-à-oreilles,
  • opter si possible pour un cabinet partagé et travailler en collaboration avec d’autres professionnels (médecins, nutritionnistes, hypnothérapeutes, psychologues…), qui pourront jouer le rôle de prescripteurs,
  • acquérir ou développer des connaissances complémentaires, par exemple en psychologie,
  • développer des activités et prestations annexes, par exemple un coaching personnel.

Enfin, attention à ne pas tomber sous le coup de l’exercice illégal de la médecine. Le diététicien intervient dans une logique de prévention et d’éducation, et en aucun cas il ne peut prescrire des médicaments ou soigner une maladie.

Les tarifs du diététicien.

Les tarifs appliqués par les diététiciens varient fortement en fonction du lieu géographique, des références et de l’expérience.

Un praticien conseiller en nutrition facture généralement sa consultation entre 25 et 70 euros. Le suivi de chaque patient nécessite normalement plusieurs séances.

A noter que les prestations du diététicien ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale ; cependant le coût est pris en charge en partie par certaines mutuelles.

Comment s’installer en tant que diététicien ?

La profession de diététicien étant une activité libérale, l’enregistrement de l’entreprise se fera auprès du centre de formalité des entreprises (CFE) de l’URSSAF, que le praticien exerce chez lui ou en cabinet.

Un diététicien seul peut envisager les différents statuts juridiques suivants pour s’installer à son compte :

  • La micro-entreprise (ex régime auto-entrepreneur) : c’est un statut très simplifié et bien adapté pour un démarrage. A noter qu’il est possible de déclarer son début d’activité directement en ligne sur lautoentrepreneur.fr. Il faudra sélectionner le terme « diététicien » dans la liste proposée.
  • L’entreprise individuelle en nom propre (EI) : c’est un statut adapté mais qui peut réserver quelques surprises en terme de paiement des charges sociales ; en effet, ces dernières étant calculées sur les bénéfices, elles sont susceptibles de varier fortement d’une année à l’autre,
  • L’EIRL : même remarque que pour l’EI. Toutefois, l’EIRL permet de protéger son patrimoine personnel mieux qu’en EI (pas forcément utile pour une activité de diététicien),
  • L’EURL (SARL à associé unique) : c’est un statut bien adapté pour une activité étoffée. Le gérant détermine lui-même sa rémunération, qui sert de base au calcul des cotisations sociales,
  • La SASU : ce régime juridique peut être adapté pour une activité en développement mais est plus coûteux que l’EURL.

Enfin des statuts alternatifs à l’entreprise libérale peuvent aussi être envisagés :

Les étapes de la création d’une activité de diététicien.

Voici les principales étapes pour s’installer en tant que diététicien ou diététicienne :

Enfin, la caisse de retraite des diététiciens libéraux est normalement la CIPAV.

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