S’installer en tant que musicothérapeute libéral

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Comment s’installer en tant que musicothérapeute, ou créer son cabinet de musicothérapie ? Quelles sont les conditions d’installation ; peut-on en vivre ? Peut-on exercer sans diplôme ?

La musicothérapie est une technique de développement personnel, de relaxation et de soin qui utilise la musique et les sons en vue d’arriver à un mieux-être de l’individu.

C’est une thérapie alternative basée sur le principe de la médiation musicale : on part du principe que la musique a une influence sur la physiologie et la psychologie de l’individu.

Testée en France dans les années 1950 et véritablement née en Amérique du Nord dans les années 1960, la musicothérapie est une technique de soin en progression.

Le terme de musicothérapie recouvre des réalités différentes, allant de la médiation artistique, à la psychothérapie en passant par le développement personnel.

La musicothérapie peut être active (utilisation de la voix ou d’instruments pour une communication non verbale) ou passive (écoute de sons ou d’extraits de musique).

Voici tout ce qu’il faut savoir pour s’installer comme musicothérapeute.

Cet article pourra aussi aider les analystes psycho organiques, les chiropracteurs, les experts en communication facilitée et psychophanie, les praticiens en communication profonde accompagnée, les diététiciens, les praticiens en brain gym, les éducateurs kinesthésiques, les ergothérapeutes, les étiopathes, les gestalt-thérapeutes, les graphothérapeutes, les mentalistes, les morphopsychologues, les praticiens de la méthode biraud, les praticiens de la méthode quertant, ou de la méthode Vittoz, les praticiens en PNL (programmation neuro-linguistique), les praticiens en thérapie brève ou encore en training autogène.

La réglementation et les diplômes pour devenir musicothérapeute.

La musicothérapie peut être exercée de deux manières différentes :

  1. comme l’extension d’une pratique réglementée de psychothérapeute (pour rappel, le titre de psychothérapeute est depuis 2010 un « titre réservé » et contrôlé).
  2. comme une pratique non réglementée de développement personnel ou de bien-être. Il s’agit alors d’une médecine douce ou « thérapie alternative ». Dans ce cas, aucun diplôme n’est obligatoire, mais il est conseillé au thérapeute de s’engager en parallèle dans un travail psychanalytique ou psychothérapeutique personnel.

Il existe deux filières permettant d’obtenir un diplôme de musicothérapeute : l’école privée, ou l’université (DU de musicothérapie, université de Nantes ou de Montpellier). Les écoles privées de musicothérapie sont très nombreuses et délivrent des diplômes non reconnus.

Pour être crédible et vivre correctement de son activité, il est préférable que le musicothérapeute soit psychothérapeute (« psychopraticien ») ou professionnel de santé reconnu.

Le marché de la musicothérapie en France.

La musicothérapie s’adresse principalement à deux types de publics :

  • les personnes en difficulté ou en souffrance : personnes âgées ou dépendantes, personnes malades ou présentant des troubles psychiques ou psychiatriques, personnes ayant subi un choc ou un traumatisme, personnes dépressives…
  • les personnes en demande de développement personnel : adultes, mais aussi enfants, adolescents, futurs parents…

Le champ d’application de la musicothérapie est très large :

  • troubles psychiques ou psychiatriques,
  • maladies mentales, psychose,
  • dépression,
  • maladies neurodégénératives,
  • douleurs, fin de vie,
  • mal-être, stress ou anxiété,
  • rééducation,
  • difficultés de communication,
  • difficultés relationnelles,
  • phobie sociale,
  • relaxation,
  • etc

La demande en musicothérapie est actuellement en progression. Toutefois les musicothérapeutes qui ne bénéficient pas d’un titre reconnu ou d’un bon réseau de prescripteurs peuvent parfois mettre plusieurs années à se constituer une clientèle stable.

Les qualités et les facteurs clés de succès pour un musicothérapeute.

Pour générer des revenus suffisants, le musicothérapeute libéral doit arriver à développer un bouche-à-oreilles suffisant. Le musicothérapeute non diplômé se trouvera en concurrence avec des musicothérapeutes professionnels de santé diplômés, qui bénéficieront d’une crédibilité supérieure.

Un bon musicothérapeute doit savoir :

  • mener un entretien,
  • évaluer et comprendre les difficultés de ses patients,
  • animer une séance de musicothérapie en groupe ou individuelle,
  • maîtriser les techniques musicales et les instruments,
  • s’adapter à différents publics,
  • faire preuve de créativité,
  • développer sens de l’écoute, curiosité et empathie.

Voici quelques conseils pour réussir son activité de musicothérapeute :

  • se spécialiser sur un ou plusieurs segments de clientèle spécifiques,
  • opter si possible pour un cabinet partagé avec d’autres professionnels (médecins généralistes ou spécialistes) qui pourront jouer le rôle de prescripteurs,
  • acquérir ou développer des connaissances complémentaires, par exemple en psychologie ou en sophrologie,
  • développer des activités et prestations annexes, par exemple le coaching.

Les tarifs du musicothérapeute.

Les tarifs appliqués par les musicothérapeutes varient en fonction du lieu, des publics visés et des compétences / diplômes du praticien.

Un musicothérapeute facture généralement ses prestations entre 40 € et 60 € la séance individuelle, et environ 100 € de l’heure pour une séance collective (ateliers de 4 ou 5 personnes au maximum).

S’installer comme musicothérapeute indépendant : le statut juridique.

La profession de musicothérapeute étant une activité libérale, l’enregistrement de l’entreprise se fera auprès du centre de formalité des entreprises (CFE) de l’URSSAF.

Un musicothérapeute seul peut envisager les différents statuts juridiques suivants pour s’installer :

  • La micro-entreprise (ex régime auto-entrepreneur) : c’est un statut très simplifié et bien adapté pour un démarrage. Il est possible de déclarer son début d’activité directement en ligne sur lautoentrepreneur.fr.
  • L’entreprise individuelle en nom propre (EI) : c’est un statut adapté mais qui peut réserver quelques surprises en terme de paiement des charges sociales ; en effet, ces dernières étant calculées sur les bénéfices, elles sont susceptibles de varier fortement d’une année à l’autre,
  • L’EIRL : même remarque que pour l’EI. Toutefois, l’EIRL permet de protéger son patrimoine personnel mieux qu’en EI (pas forcément utile pour une activité de musicothérapeute),
  • L’EURL (SARL à associé unique) : c’est un statut plutôt adapté mais un peu surdimensionné. Le gérant détermine lui-même sa rémunération, qui sert de base au calcul des charges sociales,
  • La SASU : ce régime juridique est moyennement adapté car plus coûteux que l’EURL.

Enfin des statuts alternatifs à l’entreprise privée peuvent aussi être envisagés :

Les étapes de la création d’une activité de musicothérapie.

Voici les principales étapes pour s’installer comme musicothérapeute indépendant, à domicile ou en cabinet :

Enfin, la caisse de retraite des art-thérapeutes indépendants est normalement la CIPAV.

Voir aussi notre article : S’installer en tant qu’art-thérapeute.

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