Créer une activité d’hypnothérapeute

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Comment s’installer en tant qu’hypnothérapeute ? Quels sont les facteurs-clés de succès et quelles sont les conditions d’installation d’un hypnothérapeute ? Peut-on exercer sans diplôme ? Peut-on en vivre ?

L’hypnothérapie ou « hypnose » est une méthode de soin qui fait appel à l’inconscient afin de traiter des troubles psychiques ou somatiques. L’hypnothérapeute travaille sur des « états de conscience modifiés » : il formule des suggestions et propose à l’inconscient du patient des solutions à ses difficultés.

L’approche scientifique de l’hypnothérapie est véritablement née au 18ème siècle : elle correspond à la première forme de psychothérapie. La naissance de la psychothérapie moderne et de la psychanalyse (Freud) ont de fait relégué l’hypnose traditionnelle au rang de spectacle. Dans les années 1930, l’hypnothérapie renaît grâce au psychiatre américain Milton Erickson (hypnose ericksonienne, permettant une approche souple, indirecte et non-directive).

Il existe en réalité différentes techniques d’hypnothérapie :

  • la visualisation,
  • la relaxation (respiration, détente),
  • l’hypnotisme,
  • les suggestions post-hypnotiques,
  • etc.

L’hypnothérapie est un soin non conventionnel, non médical.

La réglementation de la profession d’hypnothérapeute.

En France, la profession d’hypnothérapeute n’est pas réglementée. Tout le monde peut donc en théorie ouvrir son cabinet d’hypnose.

Pour information, il n’existe en France que quelques titres reconnus :

  • psychologue : titre protégé et reconnu par l’État depuis 1985 (tout psychologue doit avoir fait des études universitaires de psychologie jusqu’au mémoire de Master 2),
  • psychiatre : ce dernier est un médecin à part entière,
  • psychopraticien : c’est un terme qui succède à l’ancienne appellation psychothérapeute. Depuis 2010, c’est un titre « réservé » : la loi impose l’inscription des professionnels au registre national des psychothérapeutes. Sont autorisés à utiliser le titre de psychothérapeute :
    • les psychiatres,
    • les psychologues (sous réserve d’avoir effectué un stage obligatoire),
    • les médecins non psychiatres (sous réserve d’avoir effectué une formation et un stage obligatoires),
    • les psychanalystes (sous réserve d’avoir effectué une formation et un stage obligatoires),
    • les autres professionnels (sous réserve d’avoir effectué une formation et un stage long),
  • enfin, la profession de psychanalyste n’est à ce jour pas réglementée par l’Etat.

A la différence du psychologue et du psychiatre, le praticien hypnothérapeute n’est donc pas protégé par un diplôme et n’est pas reconnu par l’Etat, même si de nombreuses écoles et instituts spécialisés en hypnose ou en hypnothérapie délivrent des « certificats », sans valeur réelle.

Dans tous les cas, pour être crédible, l’hypnothérapeute devra justifier de connaissances, d’expérience et de références solides. Il est préférable qu’il soit psychothérapeute (« psychopraticien ») ou professionnel de la santé.

Le marché de l’hypnothérapie en France.

Le marché français de l’hypnothérapie est en progression constante, mais il souffre encore d’une image biaisée auprès d’une partie du grand public. En effet, l’hypnose est encore trop souvent associée aux démonstrations vues à la télévision ou dans des salles de spectacle. L’hypnose ericksonienne reste assez méconnue.

Le champ d’application de l’hypnothérapie est pourtant très large :

  • douleurs chroniques,
  • gestion de la douleur : l’hypnothérapeute peut intervenir en collaboration avec des médecins dentistes, obstétriciens ou chirurgiens, dans certains cas en alternative à l’anesthésie,
  • phobies, troubles obsessionnels compulsifs,
  • troubles psychiques,
  • troubles digestifs,
  • mal-être, stress ou anxiété,
  • deuil,
  • relaxation nerveuse et musculaire,
  • troubles du sommeil,
  • dépendances (tabac, alcool),
  • maladies de peau,
  • acouphènes.

Compte-tenu de l’évolution du mode de vie occidental et des problèmes liés, on peut donc considérer que le marché de l’hypnothérapie recèle encore beaucoup de potentiel. Sans compter que la médecine conventionnelle est parfois impuissante à répondre à des pathologies ou des troubles parfois très répandus, par exemple les addictions.

Enfin, rappelons que plus de la moitié de la population française a déjà eu recours au moins une fois à une forme de médecine alternative.

Les qualités et les facteurs clés de succès pour un hypnothérapeute.

Assez peu d’hypnothérapeutes arrivent à vivre de leur métier. L’hypnose est souvent exercée à titre d’activité secondaire, en complément d’une autre activité indépendante ou salariée.

Les hypnothérapeutes qui génèrent des revenus suffisants sont ceux qui arrivent, par la qualité de leur travail, leurs résultats et leur sens relationnel, à développer un bouche-à-oreilles suffisant. L’hypnothérapeute non diplômé se trouvera en concurrence avec des hypnothérapeutes médecins ou psychologues diplômés, qui bénéficieront d’une crédibilité supérieure.

Un bon hypnothérapeute doit développer de fortes qualités :

  • sensibilité,
  • curiosité,
  • patience,
  • calme,
  • grande capacité d’écoute (caractère réceptif),
  • confiance en soi et capacité à mettre en confiance,
  • rigueur et technicité,
  • approche holistique voire spirituelle,
  • connaissances en psychologie.

Voici quelques points clés pour réussir son activité d’hypnothérapeute :

  • développer expérience, crédibilité et notoriété en capitalisant sur des témoignages clients, ou en animant des conférences,
  • développer une image « professionnelle » pour se distinguer de la concurrence indirecte (psychologues, psychiatres, psychanalystes…),
  • soigner le relationnel client, afin d’enclencher le bouche-à-oreilles,
  • opter si possible pour un cabinet partagé avec d’autres professionnels (médecins, psychiatres, psychologues, psychotérapeutes, dentistes, praticiens de médecines naturelles…), qui pourront jouer le rôle de prescripteurs,
  • acquérir ou développer des connaissances complémentaires, par exemple en psychologie ou en sophrologie,
  • développer des activités et prestations annexes, par exemple le coaching,
  • exemple de site d’un hypnothérapeute : http://12-hypnose-aveyron.fr

Enfin, attention à ne pas tomber sous le coup de l’exercice illégal de la médecine. L’hypnothérapeute intervient dans une logique de bien-être, ou pour soulager des douleurs ou un mal-être, et non pour « soigner » une maladie…

Les tarifs de l’hypnothérapeute.

Les tarifs appliqués par les hypnothérapeutes varient fortement en fonction du lieu, des références et de l’expérience.

Un praticien facture généralement ses prestations entre 50 € et 90 € la séance. Il peut s’agir de séances de 30 minutes ou 60 minutes, voir plus.

Comment s’installer en tant qu’hypnothérapeute ?

La profession d’hypnothérapeute étant une activité libérale, l’enregistrement de l’entreprise se fera auprès du centre de formalité des entreprises (CFE) de l’URSSAF.

Un hypnothérapeute seul peut envisager les différents statuts juridiques suivants pour s’installer :

  • La micro-entreprise (ex régime auto-entrepreneur) : c’est un statut très simplifié et plutôt adapté pour un démarrage. A noter qu’il est possible de déclarer son début d’activité directement en ligne sur lautoentrepreneur.fr. Dans ce dernier cas, le terme « hypnothérapeute » étant absent de la liste de choix d’activité, il conviendra de sélectionner « psychanalyste non médecin » par exemple.
  • L’entreprise individuelle en nom propre (EI) : c’est un statut adapté mais qui peut réserver quelques surprises en terme de paiement des charges sociales ; en effet, ces dernières étant calculées sur les bénéfices, elles sont susceptibles de varier fortement d’une année à l’autre,
  • L’EIRL : même remarque que pour l’EI. Toutefois, l’EIRL permet de protéger son patrimoine personnel mieux qu’en EI (pas forcément utile pour une activité de sophrologue),
  • L’EURL (SARL à associé unique) : c’est un statut bien adapté. Le gérant détermine lui-même sa rémunération, qui sert de base au calcul des charges sociales,
  • La SASU : ce régime juridique est moyennement adapté car plus coûteux que l’EURL.

Enfin des statuts alternatifs à l’entreprise privée peuvent aussi être envisagés :

Les étapes de la création d’une activité d’hypnothérapeute.

Voici les principales étapes pour s’installer en tant qu’hypnothérapeute :

Enfin, la caisse de retraite des hypnothérapeutes indépendants est normalement la CIPAV.

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