Capital-risque, business angel : qu’est-ce que c’est ?

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Qu’est-ce qu’un capital-risqueur ou un business angel ? A quel moment interviennent-ils et sur quels critères ? Quels sont les avantages du capital-risque ou du capital-investissement ?

Définition : Le capital risque consiste, pour un investisseur, à prendre une participation au capital d’une start-up, en vue de la céder ultérieurement et de réaliser une plus-value. Le capital risque est aussi appelé « venture capital ».

L’investisseur (« capital-risqueur » ou « venture capitalist ») doit donc mesurer le risque qu’il y a à entrer au capital de la société cible, et essayer d’anticiper la valeur qui sera créée tout au long de son temps de présence au capital. Les capitaux-risqueurs restent en moyenne entre 3 et 7 ans au capital des start-up.

Pour les fondateurs de la start-up, le capital-risque est une solution intéressante pour financer les investissements de démarrage, qui sont souvent lourds notamment dans le cas du développement d’un prototype ou d’une solution informatique, par exemple.

La différence capital-risqueur et business angel.

On distingue deux types principaux d’apporteurs en capital :

  • Le business angel : c’est un particulier, généralement un ancien chef d’entreprise ou cadre de haut niveau, souvent passionné de création d’entreprise, qui investit son argent personnel,
  • Le capital risqueur : il est en fait un gestionnaire de fonds de capital-risque (société de gestion agréée par l’Autorité des marchés financiers). Il gère donc l’argent de tiers et est très sensible au risque et au timing du retour sur investissement. Son raisonnement est purement financier et son temps de présence au capital est compté.

Les business angels investissent traditionnellement des montants moins élevés que les fonds de capital-risque (50 000 à 150 000 € en moyenne), mais ils peuvent intervenir plus tôt dans la vie de l’entreprise. Les business angels peuvent aussi aider concrètement au développement de la start-up, en mettant à disposition leur réseau, leur expérience et leurs idées. Ce mode de collaboration peut plaire ou non aux fondateurs de start-up… mais peut être d’une grande aide.

Les capitaux-risqueurs interviennent quant à eux sur des montants plus élevés (500 000 € à 5 000 000 € en moyenne) et à un moment plus avancé de la vie de la start-up. Moins compréhensifs et moins impliqués que les business angels, ils attendent des résultats concrets. Les fonds peuvent être des sociétés de capital-risque (SCR), ou des fonds communs de placement à risque (FCPR), entre autres.

A quel moment faire appel au capital-risque ?

Pour solliciter l’aide de capitaux-risqueurs, il est indispensable que l’entreprise soit déjà créée sous la forme d’une société. On privilégiera d’ailleurs la forme de SAS à capital variable, très souple et simplifiée en matière d’entrée et de sortie d’actionnaires (voir notre article dédié à la SAS à capital variable).

Le capital-risque peut intervenir à différents moments de la vie de la start-up :

  • en phase d’amorçage, pour l’élaboration de prototypes, de programmes informatiques ou la production de pré-séries : il s’agit souvent d’un premier tour de table. On parle de CAPITAL AMORCAGE,
  • en deuxième tour de table, c’est-à-dire lorsqu’un potentiel de marché a été identifié : on parle alors de CAPITAL DEVELOPPEMENT.

Comment se passe l’entrée au capital ?

Les principales étapes d’une entrée de capitaux-risqueurs au capital d’une start-up sont les suivantes :

  1. les investisseurs rencontrent les fondateurs de la start-up,
  2. le comité d’engagement du fonds de capital-risque étudie le business plan et rend sa décision,
  3. le fonds négocie les conditions d’entrée au capital avec les gérants de la start-up (ces derniers devront obligatoirement s’entourer d’avocats d’affaires pour protéger leurs intérêts),
  4. les contrats et le pacte d’actionnaires sont signés.

Les avantages du capital-risque.

Le capital-risque permet aux start-up de financer leur phase d’étude, de pré-lancement ou de lancement par augmentation de leurs fonds propres. Ce type de financement est une bonne alternative au financement bancaire :

  • pas de garantie personnelle,
  • pas d’endettement,
  • effet de levier puissant,
  • possibilité de lever des fonds supplémentaires et de contracter des emprunts plus facilement du fait du bon niveau de fonds propres,
  • possibilité de bénéficier d’un soutien ou d’un accompagnement de la part de la société de capital-risque ou du business angel.

Les inconvénients du capital-risque.

Le capital-risque comporte aussi quelques inconvénients pour les créateurs de start-up :

  • les fondateurs sont obligés de céder une partie de leur pouvoir réel : ils ne sont plus les seuls maîtres à bord,
  • ils travaillent désormais pour partie pour le compte d’associés dormants,
  • ils sont soumis aux conditions et clauses définies dans le pacte d’actionnaires, qui sont parfois très restrictives.

Les fondateurs veilleront à négocier au mieux les termes du pacte d’actionnaires, et notamment les conditions de sortie, les situations de désaccord, les rémunérations, la valorisation des parts et les objectifs de niveau d’activité.

Les différents types de capitaux-risqueurs.

On distingue différents types de fonds de capital-risque :

  • Les business angels, notamment via la Fédération Nationale des Business Angels,
  • Les fonds généralistes ou spécialisés dans certains secteurs de de l’innovation,
  • Les fonds publics, et notamment BPI France par l’intermédiaire des Investissements en fonds propres, ou de l’outil en ligne de mise en relation Euroquity,
  • Les fonds régionaux,
  • Les coopératives régionales de financement solidaire, par exemple IES Coop en Midi-Pyrénées,
  • Les fonds des grands groupes industriels,
  • Les fonds bancaires spécialisés,
  • Le grand public, par l’intermédiaire de plateformes de crowdfunding (financement participatif) ou plutôt de « crowdinvesting ».

Quelques bonnes adresses d’associations ou sociétés de capital-risque :

 

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