Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

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Comment définit-on le syndrome de l’imposteur et comment le reconnaître ? Quels sont les profils les plus susceptibles d’en souffrir ? Comment s’en débarrasser ? Dans cet article nous allons développer cette notion d’imposture assez fréquemment ressentie dans le monde du travail et de l’entrepreneuriat.

Définition : Le syndrome de l’imposteur est une manifestation psychologique qui provoque chez la personne un doute constant quant au mérite à s’attribuer pour ses réalisations.

Ainsi, l’individu n’envisage pas que le succès soit le fruit de ses capacités ou compétences, mais qu’il serait lié à des facteurs extérieurs (collaborateurs, chance, etc.).

La personne expérimentant le syndrome de l’imposteur aura tendance à craindre d’être démasquée de son “imposture”.

Pauline Rose Clance est la psychologue américaine l’ayant mis en évidence, elle le nomme plus justement le “phénomène de l’imposteur”.

Syndrome de l’imposteur : comment le reconnaître ?

Divers éléments peuvent vous mettre la puce à l’oreille pour reconnaître le syndrome de l’imposteur. Ces éléments peuvent toucher à connaissance, un collaborateur, ou vous-même :

  • un sentiment d’illégitimité dans la réussite,
  • peu d’initiatives en direction d’opportunités professionnelles,
  • minimisation des compétences et connaissances,
  • anxiété face à la hiérarchie ou aux figures d’autorité,
  • sentiment d’usurpation,
  • peur de l’échec,
  • inquiétude d’être “démasqué”,
  • procrastination ou à l’inverse préparation excessive,
  • stress,
  • mésestime et manque de confiance en soi,
  • doute et remise en question,
  • attribution de la réussite au hasard ou à la chance.

Le syndrome de l’imposteur peut mener à la dépression ou au burn-out. La personne,  soumise à ce phénomène psychologique voulant faire de son mieux, finit par en faire trop pour compenser ce qu’elle estime être insuffisant. S’ensuit un épuisement global et un stress généralisé. Le sentiment d’imposture ne s’arrête pas aux frontières du cercle professionnel, celui-ci peut insidieusement s’étendre dans les autres sphères de la vie courante.

Syndrome de l’imposteur : y a t-il des profils-types ?

Le syndrome de l’imposteur est fortement corrélé à la manière dont notre société fonctionne. Ainsi les personnes soumises aux stéréotypes sociaux, celles dont la culture de l’échec aura été omniprésente ou encore celles dont le parcours est atypique auront davantage tendance à développer ce phénomène psychologique.

Tout le monde est potentiellement susceptible d’être “touché” par le syndrome de l’imposteur qui peut apparaître lors de phases-clés, telles que des phases de transition, lors desquelles la personne se retrouve face à de nouvelles responsabilités.

Pour les anglophones souhaitant tester leur profil, voici le test élaboré par la psychologue Pauline Rose Clance, à l’origine de cette notion.

Comment remédier au syndrome de l’imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur n’est pas une pathologie clinique, il n’y a donc pas de traitement spécifiquement lié pour le solutionner. Nous sommes tous amenés à douter de nos compétences un jour ou l’autre.

Le syndrome de l’imposteur peut être vu comme une forme d’humilité parfois exacerbée. Travailler sa confiance en soi et son rapport à l’échec est un pas vers plus de sérénité dans son parcours professionnel.

En revanche, si votre manque de confiance en vous devient problématique et que vous rencontrez de réelles difficultés telles que : la dépression, l’anxiété, une difficulté de gestion des émotions, etc,  vous pouvez envisager de travailler sur ces aspects en faisant appel à des praticiens (psychologues ou psychiatres) afin de mettre en place un travail introspectif et un suivi thérapeutique, par le biais de méthodes comportementales et cognitives (TCC).

Certaines personnes développant ce sentiment d’imposture on simplement besoin d’un titre, diplôme, brevet, reconnaissance des pairs, etc, pour leur permettre de se sentir enfin légitimes. Il n’est jamais trop tard pour engager une action de formation ou encore une VAE afin d’y remédier.

Des conseillers en épanouissement personnel appelés “coachs” sont également une solution. Attention toutefois car la profession n’est pas réglementée et certaines pratiques peuvent s’avérer douteuses…

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