Lancer sa start-up sous le régime de l’auto-entrepreneur : réaliste ?

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Est-il possible de monter une start-up sous le régime de l’auto-entreprise ? Est-ce une bonne idée ?

Créer une start-up implique souvent une phase de pré-lancement, d’étude et de test. Pourquoi ne pas commencer l’aventure sous le régime de la micro-entreprise (ex régime auto-entrepreneur), quitte à changer de statut plus tard ?

Pour rappel, une start-up est une jeune entreprise innovante à développement rapide, qui nécessite le plus souvent un financement extérieur pour financer sa croissance. Cela est-il compatible avec le régime de la micro-entreprise ?

Lancer une start-up sous le régime de l’auto-entreprise : les avantages.

Le régime de l’auto-entrepreneur présente des avantages pour lancer une start-up :

  • la facilité d’installation : rapidité et absence de formalisme caractérisent la déclaration d’activité,
  • la simplicité de fonctionnement : la comptabilité et la paperasse sont réduites à leur plus simple expression ; le fondateur peut véritablement se concentrer sur son projet et son métier,
  • l’absence de charges fixes au démarrage : les cotisations sociales sont calculées sur la base d’un pourcentage des recettes, par conséquent il n’y a rien à payer en l’absence de chiffre d’affaires. Il n’y a pas non plus d’expert-comptable à rémunérer,
  • voir notre article : micro-entreprise, définition et fonctionnement.

Le statut de l’auto-entreprise permet donc au “startuper” de bénéficier d’une existence légale (numéro Siret), sans pour autant prendre de risque fiscal ou social.

Lancer une start-up sous le régime auto-entrepreneur : les inconvénients.

Lancer sa start-up sous le régime de l’auto-entrepreneur présente en réalité beaucoup d’inconvénients :

  • le manque de crédibilité : la micro-entreprise n’a pas de personnalité juridique ni de patrimoine propre, ce qui ne rassurera pas les éventuels financeurs / investisseurs,
  • l’impossibilité d’ouvrir le capital ou d’intégrer des associés : la micro-entreprise étant une forme d’entreprise individuelle, il n’est pas possible d’accueillir des tiers,
  • l’impossibilité de revendre l’entreprise : une micro-entreprise ne pourra revendre que son fonds de commerce (pas de parts sociales),
  • l’impossibilité d’accéder à certaines aides : le régime de la micro-entreprise est fermé à la plupart des aides aux entreprises (exonérations ZRR ou zones urbaines, statut de JEI, crédit d’impôt recherche, crédit d’impôt innovation, etc).

Le régime micro/auto-entrepreneur est en réalité trop limité pour la plupart des activités évolutives du type start-up !

Les statuts alternatifs à l’auto-entreprise pour le lancement d’une start-up.

Les meilleurs statuts pour lancer une start-up sont les suivants :

  • Le CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise) : c’est un contrat qui permet de bénéficier de l’accompagnement d’une entreprise ou association pour un projet de création d’entreprise. La structure accompagnatrice (coopérative, couveuse) fournit une aide matérielle, financière ou encore un accompagnement par un conseiller. Le Cape n’est pas un contrat de travail mais un programme d’aide à la création d’entreprise.
  • La SAS (ou SASU) : c’est une forme de société bien adaptée aux activités évolutives (voir notre article dédié).
  • La SAS ou SASU à capital variable : c’est une forme de SAS qui présente la particularité de pouvoir faire varier son capital sans formalisme et sans surcoût. C’est sans doute la forme juridique la plus adaptée pour une start-up (voir notre article dédié).

Si vous êtes seul, la variabilité du capital ne se justifie pas forcément, vous pourrez donc créer une SASU classique : voir notre offre de création de SASU en ligne (tarif le moins cher du marché).

Voir aussi notre article : Quel est le meilleur statut juridique pour une start-up ?

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