Ouvrir un commerce à l’étranger : méthodologie en 6 points

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Comment ouvrir un commerce à l’étranger ? Comment préparer au mieux une création d’entreprise à l’étranger ? Quelle approche et quelle méthodologie ?

Si vous pensez qu’il est difficile de démarrer un commerce dans votre pays d’origine, sachez qu’ouvrir un commerce à l’étranger l’est encore bien plus, y compris dans les pays jugés “business friendly”. Ce n’est toutefois pas une raison pour baisser les bras : vous devez simplement être conscient de la nature du défi à relever.

Vous rêvez d’ouvrir une boutique, une boulangerie, une crêperie, un bar ou un restaurant à l’étranger ? Avant d’aller plus loin dans votre idée, lisez ces quelques conseils et familiarisez-vous avec notre méthodologie de création d’une entreprise à l’étranger.

1. Informez-vous sur les pratiques commerciales du pays visé.

Les lois, la fiscalité, les pratiques commerciales et bancaires varient fortement d’un pays à l’autre.

S’il est possible créer une entreprise en quelques heures seulement en Nouvelle-Zélande, cela peut prendre des semaines voire des mois dans certains pays africains ou orientaux.

Avant d’aller plus loin, renseignez-vous sur les lois et les exigences du pays-cible :

  • Listez les possibles obstacles : éloignement, barrières douanières, conditions de transfert d’argent (contrôles, convertibilité de la monnaie…), systèmes de paiement, obstacles juridiques et administratifs, risques en matière de réglementation sanitaire, assurances, couverture sociale, etc,
  • Attribuez un niveau de risque à chaque obstacle,
  • Essayez d’identifier les moyens de contourner chacun de ces obstacles, ainsi que le coût que cela pourrait engendrer.

2. Étudiez les différences culturelles.

La deuxième étape pour ouvrir un commerce à l’étranger consiste à étudier les différences culturelles. Vous abordez en effet les choses à travers votre propre prisme culturel, ce qui peut être risqué lorsqu’on souhaite créer une entreprise à l’étranger.

Vous devez comprendre les différences culturelles qui pourraient affecter la viabilité de votre entreprise. Faites des recherches sur les modes de consommation et les habitudes qui entourent le produit ou le service que vous allez proposer, pour vous assurer qu’il y a un marché et un véritable besoin.

Mais ce n’est pas la seule différence culturelle à étudier : des barrières linguistiques à la culture des affaires, un expatrié peut éprouver de lourdes difficultés à s’intégrer dans une communauté d’affaires étrangère. Renseignez-vous auprès de vos compatriotes déjà présents sur place. Envisagez quelques courts séjours pour commencer à interagir avec la communauté locale.

3. Sondez le climat politique du pays.

Il est très important de sonder le climat politique du pays que vous ciblez, ainsi que son histoire en matière juridique et fiscale. Le pays dans lequel vous comptez ouvrir un commerce est-il stable politiquement ? Comment évolue-t-il sur le plan des lois et de la fiscalité ? Son système monétaire est-il fiable ? Quelle est sa stratégie vis-à-vis de l’accueil des investissements étrangers ? Bref, pouvez-vous avoir confiance en l’évolution politique du pays ciblé ?

Certains pays n’hésitent pas relever massivement les taxes en cas de crise économique ou financière, à dévaluer leur monnaie, ou à saisir les actifs des entreprises.

Mesurez les risques et préférez vous installer dans un pays doté d’un système politique et économique fiable.

4. Obtenez des conseils juridiques.

Faites appel à des conseils ou des avocats pour préparer au mieux le démarrage de votre entreprise à l’étranger. Trouvez un avocat expatrié qui vit et travaille sur place. Approchez des personnes susceptibles de vous comprendre culturellement, mais qui possèdent les connaissances nécessaires pour vous aider à naviguer dans ce nouvel environnement.

5. Recherchez de l’aide au niveau local.

Bien avant d’ouvrir votre commerce à l’étranger, contactez le service économique de l’Ambassade de France, la Chambre de commerce Française, ou encore les réseaux d’entrepreneurs français présents sur place.

Obtenez un maximum d’informations et de contacts avant de déménager. Posez vos questions au fur et à mesure : c’est en trouvant l’information que vous dissiperez les zones d’ombre et que vous prendrez confiance.

6. Donnez-vous du temps.

Même si vous êtes enthousiaste à l’idée d’ouvrir un commerce à l’étranger, n’oubliez pas que c’est un processus qui prendra du temps, beaucoup de temps.

Ne précipitez pas les choses : le pire serait de prendre des décisions sans avoir obtenu les bonnes informations. Le maître mot est prudence. Donnez-vous le temps de faire des recherches, de trouver des personnes dignes de confiance et de recouper les informations.

Beaucoup de démarches seront à prévoir, aussi bien sur le plan personnel que professionnel, les deux étant souvent interdépendants : prévoyez au moins 3 mois supplémentaires par rapport à votre planning initial.

Alors, toujours motivé pour ouvrir votre commerce à l’étranger ? Un dernier conseil : adressez-vous à Byconcept, un organisme qui pourra vous aider et vous conseiller pour l’ouverture de votre commerce de A à Z, même à l’étranger.

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Idéal pour se préparer à ouvrir un commerce à l’étranger !

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